VIETNAM – Jour 6/16 – Rizières de Sapa

ARRIVER EN RETARD A LAO CAI EN TRAIN DE NUIT DEPUIS HANOI

Le réveil sonne à 5h45…. Je me lève péniblement en entendant la « gardienne » du wagon passer une fois, 2 fois, 3 fois…. pour frapper aux portes et hurler « Teeeeeaaaa, cooooffeeeee tea coffeee ».

Nous ne sommes pas encore arrivés, et pourtant il est bien 6h15, je n’ose me remettre au lit de peur de me rendormir. J’essaie de stopper la dame avec son « teeeeea coffeeeee » pour connaitre l’heure d’arrivée, bien évidemment aucune information ne filtre.

Je me fige donc dans le couleur à la fenêtre avec le groupe d’allemands d’à côté pour apprécier le paysage. Nous nous arrêtons dans plusieurs petits villages où ne descendent que des vietnamiens. Prenez un gros gilet, la clim est à fond, il fait froid !
 9h, on y est, avec 3h de retard : gare de Lao Cai en vue !

COMMENT ALLER DE LAO CAI A SAPA ?

Après un retard de 3h, nous nous dépêchons de sortir du train et nous dirigeons vers la sortie. Des dizaines de guides/hôteliers essaient d’attirer votre attention. Nous trouvons le panneau avec nos noms et le guide en dessous.

Nous nous excusons pour le retard auprès du guide qui ne nous adresse pas la parole. Arrivé à un 4 x 4, il appelle au téléphone le chauffeur qui a du aller se prendre un café pendant nos 3h de retard. On grimpe dans la voiture spacieuse et confortable et prenons la route pour Sapa !
Une fois la voiture en route, le guide qui ose enfin nous adresser la parole, nous lâche que, les trains en retard, c’est tout le temps…. Puis … je …. m’en…. dors…..

SE BALADER ET VISITER SAPA

Nous arrivons dans Sapa, devant un petit hôtel. Le guide repart chez lui environ 1 à 2h et nous laisse quartier libre. Nous prenons le petit déjeuner compris dans le prix de l’excursion dans l’hôtel. Le buffet est énorme, immense et donne très très envie. Des gâteaux à la bananes, des fruits, du salé, etc etc. Tout est très bon pour nous remettre de notre courte nuit.

Un coin lavabo/toilettes plutôt bien aménagé nous offre de quoi nous rafraichir quelque peu. Les hôteliers nous invitent à déposer nos gros sacs de voyage dans un coin de la salle au fond.Ce qui nous permettra de n’avoir qu’un petit sac à dos pour les 2 jours.

Une fois rassasiées, nous partons à la découverte du marché de Sapa qui est connu et reconnu. Il pleut en continu mais la chaleur est bien présente. En chemin, nous croisons une femme en tenue traditionnelle, elles sont des dizaines à arpenter les rues de Sapa pour choper les touristes. Au début, c’est sympa, c’est mignon…

– « hello »
– « hello »
– « where do you come from ? »

Ensuite elles vous demandent de leur acheter des objets.
Vous refusez….
elles redemandent…
vous re refusez …
elles re redemandent …

Vous finissez par ne plus répondre et à continuer d’avancer. Elles avancent avec vous, de très près. C’est TRÈS oppressant. Comment s’en débarrasser….. rien ne sert de s’énerver, ça ne fonctionne PAS ! (oui j’ai testé). La technique est de COMPLÈTEMENT les ignorer. Ne même pas répondre « Hello ». C’est affreux pour la politesse mais c’est la SEULE solution.

On arrive au marché à 2 minutes à pieds de l’hôtel. C’est très typique et adorable. Nous nous arrêtons 2 secondes devant des bijoux et HOP les vendeurs entrent en négo alors que nous n’avons encore rien demandé. On négocie de façon très nulle (surtout moi).

 

DÉPART POUR LE TREK DANS LES RIZIÈRES DE SAPA

Après 10 minutes en voiture sous la pluie nous commençons le trek ! Et ça démarre très fort, nous attaquons une pente descendante, TRES descendante et surtout TRES TRES TREEEEEES boueuse. Nous avons au pied des chaussures de randonnées, le guide n’a que des bottes, il est bien plus à l’aise que nous.

 
Les femmes en tenues tradi nous suivent sur une partie du chemin. Pendant ce temps là, nous continuons de glisser et de profiter des paysages. Des enfant courent, nous dépassant à grande vitesse, ils portent des sandales en plastique ou sont pieds nus.
On glisse, on se rattrape, les muscles sont tendus, cette partie est un plaisir pour les yeux mais pas forcement agréable sportivement parlant.

ANECDOTES DE TREK DANS LES RIZIÈRES DE SAPA

 
Arrivés en bas de la Vallée, nous traversons une rivière. 2 petites filles, enfants du teneur du refuge accourent pour nous vendre des bracelets que nous refusons. Le Guide nous a expliqué que si l’on achetait, ce n’est pas aux enfants mais aux parents. Certains gosses que nous croisons demandent de l’argent pour se faire prendre en photo, ce que nous refusons également.

Les chemins se font un peu plus simple sur cette 2eme partie, nous marchons quelque fois dans les rivières (Prévoir des chaussures imperméables!), croisons des animaux, traversons les villages, le guide nous stoppe de temps en temps pour nous raconter les histoires, les traditions. Un vrai retour dans le temps, rien ou presque de moderne, tout est très lointain pour nous

Ca monte ça descend, les chemins sont moins boueux mais restent très glissant. Physiquement, c’est simple s’il ne pleut pas !

 
Suite à cette 1ere matinée, nous arrivons à une cabane/refuge où d’autres groupes de touristes sont déjà là, entourés de femmes en costumes. On se faufile discrètement pour ne pas se faire voir. Le repas (compris dans le prix de l’excursion hors boisson) est excellent et redonne des forces pour l’après midi : Nouilles sautées aux légumes/ Poulet/ Porc/ Nem/ Bière (à payer à part).

 

Après s’être bien repues, nous repartons sur un chemin boueux où nous observons 10 minutes une moto embourbée avec un jeune homme persévérant, essayant tout de même de s’en sortir. Les paysages sont plus impressionnants encore car vu de haut.

Enfin nous arrivons sur une route en béton, cela repose les jambes. Cette route nous permet de traverser quelques villages et de profiter de l’ambiance de la vie locale.

 

HARCÈLEMENT PENDANT NOTRE TREK

C’est alors qu’une enfant se met à nous suivre, c’est une ado qui souhaite nous vendre des objets. Nous refusons une fois, deux fois. Elle continue à nous suivre. Tant pis. C’est alors que nous passons devant un groupe de « femmes vendeuses », en sort une jeune femme qui se met également à nous suivre.

On dit très CLAIREMENT : STOP afin qu’elles arrêtent de nous suivre mais cela ne fonctionne pas. Malheureusement, elles nous gâchent en grosse partie notre promenade. Et pour que le dicton « Jamais 2 sans 3 » soit respecté, une vieille dame que nous croisons se joint à nous également. C’est très TRES oppressant.
Elles nous collent ainsi une grosse partie du chemin, nous forçant à leur donner la main sur les pentes glissantes. Refusant leur aide, je perd l’équilibre et provoque ma première chute. Elle renforce leur aide, je jarte leur main, mais c’est comme être entourée de chiens fous qui vous sautent dessus sur une patinoire sans patin, vous êtes obligés de vous raccrocher à elles.

Nous faisons une pause, et je pète un plomb terribleElles me gâchent complètement mon après midi. Comme crier ne sert à rien, j’explique gentiment au guide qu’il faut absolument qu’il nous en débarrasse. Il nous explique que c’est leur gagne pain, je lui explique que là maintenant tout de suite, je m’en fiche COMPLET et que c’est insupportable. Bref je deviens sans coeur mais le sentiment d’oppression est juste intenable.

Le guide n’ose rien dire mais voyant que je fulmine, il leur baragouine surement d’arrêter. On repart, et elle continue à nous suivre. L’ado me dit :

– « achète moi »
– « non »
– « achète moi »
– « non »
– « achète moi »
– « non »

ET ENFIN DÉLIVRANCE, l’ado et la jeune femme s’en vont….. Il ne reste plus que la vieille dame. On essaie de continuer de profiter du trek mais la pluie, la boue et les chemins glissants ne nous y aident pas. La vieille dame continue de me violer la main, j’imagine fortement que ça ne sera pas gratuit mais j’abandonne le combat pour ne pas faire une rupture d’anévrisme d’énervement. La vieille dame me fait tomber une 2eme fois.

ET ENFIN, Ô ENFIN….. NOUS ARRIVONS CHEZ L’HABITANT !

Pour arriver chez l’habitant, nous glissons une dernière fois sur une piste de ski noire, sans neige. Et là, le cauchemar continue : une horde de femme en tenue traditionnelle sont là… la foule nous repère et accoure vers nous, j’étouffe…

SOIRÉE ET NUIT CHEZ L’HABITANT DANS LES RIZIÈRES DE SAPA

On suite le guide jusqu’à la rivière pour se rincer et enlever un max de boue. Les femmes sont toujours là, nous encerclant de façon toujours plus oppressante. La vieille dame commence à ne plus sourire du tout, sa bonne humeur s’est envolée. Le guide m’explique qu’il FAUT que je lui achète un objet. Je lui explique que je veux bien lui donner un billet pour son service (que je n’ai pas demandé) mais pourquoi acheter ?
Une histoire d’égo….
Il me dit qu’il faudra lui transmettre 60 000 VND minimum. Et il part, nous plantant là.

 

Ca hurle, ca crie, ça nous touche pour attirer l’attention. Je n’en peux plus. Je me concentre sur la vieille dame qui me propose des petits sac en bandoulière, j’en choisi un et lui donne 60 000 VND. Et là j’ai le droit à un « caca nerveux », elle me fait comprendre qu’elle veut plus, j’essaie de partir mais elles nous en empêchent, je donne donc 20 000 VND de plus et force le passage pour vite rejoindre le gîte.

Bref c’est peut etre une autre culture, il faut bien évidemment s’adapter et accepter les différences mais je trouve vraiment qu’elles profitent, de façon opportuniste et malhonnête, et quelle culture que cela soit, ce ne sont pas de bonnes valeurs à mes yeux et j’ai donc beaucoup de mal à me détacher de ce comportement irrespectueux.
 

MAIS LA JOURNÉE ETANT FINIE : nous nous concentrons sur le gîte ! Une petite maison au bord d’une rivière, avec une grande terrasse de l’autre côté du chemin, une petite terrasse devant la maison, une grande pièce principale, une pièce avec une cheminée, une petite pièce chambre, un étage avec 20 matelas, une salle de bain et des WC très propres et modernes. Il faut sortir de la maison pour les rejoindre mais rien de compliqué, c’est très bien.

Sur la petite terrasse, nous découvrons en pleine discussion 2 duos de français :
– un jeune couple Manu et Sonia
– 2 amis : Martin et Sasha.

Nous passons une bonne partie de ce début de soirée entre discussions et douche (qui fait le plus grand bien). L’anti moustique, s’il ne doit servir qu’une fois, c’est bien à ce moment là, nous en sommes envahis !

La guide de Martin et Sasha, ainsi que l’habitant préparent le repas à l’intérieur et lorsque nous passons à table, celle ci déborde de plats alléchants. Odeurs et couleurs appellent vos papilles.Les promesses visuelles n’ont pas menti, c’est délicieux. On arrose tout cela de saké obligatoire (cul sec et sinon les guides se vexent) et d’une bière Lao Cai (qui n’a aucun goût).

La tablée se couche tôt, nous grimpons rejoindre nos matelas. On n’y voit goutte et il n’y pas de lumière prévue. La literie est un peu poussiéreuse mais c’est tout à fait convenable pour une nuit ou 2 ! Après nous être glissée sous la moustiquaire, c’est le bruit de la rivière qui nous berce jusqu’à Morphée.

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