PEROU – Jour 8/21 – Lac TitiCaca

Au programme du 8ème jour : 1er jour sur le lac Titicaca avec visite des iles Uros puis balade sur l’île d’Amantani.

EN ROUTE POUR LE LAC TITICACA

Nous sommes donc à Puno où nous venons de passer notre première nuit (Voir mon article sur les hôtels). Frais et dispo dès 7h du matin, nous avons RDV à l’accueil vers 8h15. Nous en profitons pour déposer nos gros sacs à l’accueil, donner notre linge sale pour lui redonner un coup d’éclat.

On demande un café à défaut d’un petit déjeuner, café qui nous est refusé alors que le petit déjeuner est bien compris dans le prix. Et nous payons la chambre pour 2 nuits (2eme nuit que nous prendrons au retour de notre excursion sur le Lac TitiCaca) et notre excursion de 2 jours. Le tour coûte 100 soles par personne pour le transport, le guide, 1 nuit, les repas. Nous l’avons réservé avec l’hôtel. (Voir mon article sur les 14 sites à voir)

On patiente, le minivan passe à l’heure et nous amène à bon port (au port :)), on embarque vers 8h40 dans un bateau avec un guide survolté qui parle, parle, parle… sympathique, mais beaucoup trop bavard.

 

PREMIERE ETAPE : ILES UROS

Le bateau nous débarque sur une des Iles Uros. Les Iles Uros sont des iles artificielles « flottantes » (faites avec les grandes herbes du lac). Une ou 2 familles nous accueillent : au centre, des bancs construit en grandes herbes, autour, des stands de souvenirs, puis les logements/cabanes, tout fait en herbe.

Notre guide nous indiquent que l’on peut s’asseoir, il se lance dans de grandes explications sur les traditions des Iles Uros, le chef de l’île illustre les propos en nous montrant les tissus, les herbes, en mimant certaines actions. Les propos sont très interessants mais l’homme qui se plie à mimer est de trop. J’ai l’impression d’être dans un cirque et ne suis pas du tout à l’aise avec l’idée que pour plaire aux touristes, il faut se plier en  4.

On nous fait goûter l’herbe, le bout blanc, c’est comestible et cela fait partie de leur alimentation. Une fois les explications finies, le groupe d’habitants se séparent en nous encerclant et nous amènent par groupe de 4 dans les cabanes.

On s’assoit, le péruvien essaie de communiquer avec nous, j’imagine un échange pure, naïf et innocent, malheureusement non, c’est uniquement pour vendre. Le couple italien, réfléchit de son côté pour acheter une tapisserie, pendant que le péruvien négocie, il ne nous lâche pas (il est assis devant l’ouverture), et nous présente tour à tour tout ce qu’il vend pour ramener « à Paris ». On refuse tout catégoriquement… en bloc… l’insistance me met une fois de plus mal à l’aise.

Une fois dehors, un groupe de péruviennes se met à chanter avec mini chorégraphie des mains. Leur démonstration est si « obligée », qu’une fois de plus, j’ai hâte de partir, et ne parvient à tirer aucun plaisir à partager ce moment.

Puis le chef, nous indique un bateau traditionnel qui peut nous amener sur une autre île. Il faut bien sur payer mais cette information est chuchotée, il y va fort et indique le bateau comme seul moyen de partir. 90% de notre groupe se précipite. Nous préférons reprendre le bateau de base.

On arrive sur une 2eme ile qui parait être « le centre » avec buvette, toilettes… on achète mate de coca à 5 soles (le café ou thé coûtent le même prix) et 2 bananes pour 2 soles. Il ne fait pas chaud, couvrez vous !

Nous remontons tous dans le bateau et en route pour l’île d’Amantani. Nous avons 3h de bateau devant nous. Je m’endors pendant + de 2h, et j’en suis très heureuse car au réveil, le lac est très agité et nous avons tous le « mal de lac », impossible de fixer l’horizon qui disparaît ou apparaît au gré des mouvements des vagues. Au bout de 40 minutes, en voyant le port se profiler, je n’ai qu’une hâte : retrouver la terre ferme !

 

DEUXIEME ETAPE : ILE AMANTANI

Malgré le lac agité, il fait très beau sur l’île. Le guide nous réparti dans les familles habitants l’île. Nous sommes avec 2 amies allemandes et nous suivons notre hôte se façon très docile.

Nous visitons d’abord leur maison qui a plusieurs bâtiments. Nous avons chacun notre chambre (Literie très bien avec des couvertures en alpaga et heureusement car il fait vraiment très froid), sans douche ni WC, l’ensemble se trouve juste en bas. Il semble que nous ayons de la chance car toutes les personnes de notre groupe n’ont pas la chance d’avoir autant de « confort ». Pour la chasse d’eau, c’est à l’ancienne ! 🙂 Un sceau d’eau balancé de façon certaine et hop, les déchets disparaissent ! Mais attention, pas de manque de confiance sinon tout est à recommencer 🙂 Egalement, pensez à prendre vos recharges, il n’y a pas de prise électrique.

Le petit cousin de la famille est là et avec son sourire adorable nous fait tous craquer. Il cueille des fleurs pour me les offre, je suis amoureuse !

Lors du déjeuner, nous mangeons à 4 avec les 2 copines allemandes. Il est 14h40 et notre hôte nous sert une assiette végétarienne avec légumes, pommes de terre, crêpe de fromage qui grince sous la dent. Pendant que nous mangeons, sa maman nous étale bonnets, bandeaux etc pour essayer de nous les vendre. Je comprends qu’elle le fasse mais ce moment est très gênant, nous ne bougeons pas ni disons mot car aucun de nous ne souhaite acheter.

Vers 16h, notre hôte remet sa tenue traditionnelle (encore une chose qui m’agace, ce n’est pas elle qui choisit, j’imagine que ce sont les « ordres », mais le côté « obligatoire pour amuser la galerie m’agace). Elle doit nous amener au centre de l’île sur le place. Nous partons avec notre guide et tous les groupes réunis vers le sommet de l’île à 4000m.

Sur la route, beaucoup d’enfants ou de femmes essaient de vendre gants, bonnets etc. Vous pouvez compter environ 1h de montée assez raide, surtout sur la 1ere partie. Prenez vos gants et bonnets, il fait encore très froid. Et n’oubliez pas votre lampe frontale, en redescendant, il faut nuit noire !

Nous devons observer le coucher de soleil, malheureusement une fois en haut, le ciel est bien trop chargé pour apercevoir un bout de soleil. Ceci dit les couleurs sont magnifiques et la vue très sympa.

Nous faisons le tour du Temple (il faut obligatoirement commencer par la droite pour respecter les croyances). On redescend assez vite, et retrouvons Marc le suisse, rencontré au Canyon du Colca) sur la place. Il a fait connaissance avec d’autres personnes et nous prenons tous une bière à papoter dans 3 ou 4 langues différentes. (2 bieres + eau = 16 soles).

 

 

Vers 18h30, notre hôte vient nous chercher pour rentrer diner. Le repas sera servi vers 19h40. On en profite pour se doucher et contre toute attente, l’eau est tiède ! Au diner, nous lui annonçons que nous n’avons pas du tout envie d’aller au spectacle traditionnel prévu ce soir. Non seulement, c’est encore beaucoup trop touristique pour nous mais en plus il pleut des cordes (et accessoirement, un moment tranquille à dormir sera le bienvenue).

Une soupe de semoule/Pomme de terre suivie de spaghetti en guise de repas (quantité toute petite comme au Canyon du Colca). Je m’endors avec mon anorak pour essayer de me réchauffer…

Découvre plus de photos : album Lac TitiCaca

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